Au Carnaval de Paris 2015 nous aurons une pensée pour Alain Riou.
02/12/2014

Mail de novembre 2014 adressé à la liste de diffusion du Carnaval de Paris :

Le 6 décembre prochain ce sera le 10ème anniversaire de la disparition d’Alain Riou, une figure très importante de la renaissance du Carnaval de Paris. Son intervention fut décisive pour assurer la réussite de mes efforts pour que revive le Carnaval de Paris.

Fin septembre 1993, je prends l’initiative de la renaissance du très grand et injustement oublié Carnaval de Paris. Suivent cinq années de galère. J’organise un cortège de renaissance prêt à sortir en février 1995. Il est interdit. Je tente à nouveau ma chance avec un cortège prévu pour avril 1995. Nouvelle interdiction, et, début février 1996, lettre d’interdiction répondant à un courrier que je n’ai pas envoyé. Entre-temps, en novembre 1995, invitation à un entretien à l’Hôtel de Ville qui ne va pas dans un sens favorable au renouveau de la fête. Je me retrouve seul et sans appuis durant des années. Mais j’y crois et persévère.

Et proteste contre l’interdiction, mais de façon carnavalesque ! En février 1996, je sors dans Paris un mini-bœuf sur roulettes et remonte les Champs-Élysées avec. En mai 1997, j’affiche 84 têtes de bœufs aquarellées dans la cafétéria des Beaux-Arts de Paris. Le 12 mai suivant j’apporte aux étudiants des Beaux-Arts de Turin et du Lycée Artistique de Turin en manifestation à Turin pour la réforme de l’enseignement artistique un tract en italien pour le Carnaval de Paris. Ils sympathisent aussitôt avec lui et manifestent en faveur du Bœuf Gras. Le 29 juillet suivant, sur le lieu de la manifestation, j’amène le mini bœuf à roulettes de 1996.

Fin octobre 1997, j’appelle une journaliste, Isabelle Bollène, qui travaille à l’époque au journal Le Parisien, pour lui dire que je n’abandonne pas la partie. Mais que vus les obstacles rencontrés, je ne suis toujours pas parvenu à réaliser concrètement quelque chose comme défilé. Elle me parle alors d’un Conseiller de Paris qui a des initiatives intéressantes et originales. Et veut faire un Carnaval. Comme j’accueille positivement ses propos, à ma grande surprise elle me propose aussitôt de lui téléphoner. Et me donne son  numéro de téléphone. Il s’agit d’Alain Riou. Sans grands espoirs, je l’appelle. Nous restons très longtemps en conversation. Alain prépare un Carnaval de Saint-Fargeau, dans le quartier parisien de Saint-Fargeau. Je lui apprends l’existence du Carnaval de Paris qu’il ne connaissait pas, et de mes efforts pour sa renaissance.

Quelques jours après, je lui rends longuement visite dans son bureau à Paris. Il me dira par la suite que l’article d’Isabelle Bollene publié en mai 1997 dans Le Parisien qui parlait de son « Rêve de carnaval » était « une bouteille à la mer ». Et que, quand je l’ai appelé, il s’est dit : « ah ! c’est peut-être justement ce que j’attendais ! »

Nos deux projets carnavalesques fusionnent. Le Carnaval de Saint-Fargeau d’Alain devient « le Carnaval de Paris, dit : de Saint-Fargeau ». Et la fête portera ce nom durant plusieurs années. J’amène savoir, contacts et vache pour le défilé. Alain dispose pour appuyer sa demande d’autorisation auprès des autorités d’un ami, très haut placé, qui peut débloquer la situation. Ce qui fait que le 27 septembre 1998, sous une pluie battante renait le cortège de la Promenade du Bœuf Gras qui n’était plus sorti depuis le 20 avril 1952.

Ça n’a pas été facile ! Alain me dira plus d’une fois que cette renaissance s’est faite « aux forceps ». Réalisé par Bernard Gazet, un documentaire de 26 minutes tourné pour France 3 : « Une envie de fête, renaissance du Carnaval de Paris », immortalise l’événement. On peut le consulter au Forum des Images de la Ville de Paris.

La collaboration entre Alain et moi s’est poursuivie durant plus de six ans. Nous avons assuré la continuité des efforts pour la renaissance du Carnaval de Paris. Et puis, fin 2004, un vilain cancer a rattrapé Alain. Il se traîne durant peu de temps, puis est hospitalisé.

Comme c’est un passionné de tout ce qu’il fait, le mercredi 1er décembre 2004, il commente encore, au téléphone avec une journaliste de l’AFP, depuis son lit d’hôpital, le procès d’Alain Juppé. Le lundi suivant, 6 décembre 2014, Alain Riou disparait à l’âge de 51 ans.

Ensuite, j’ai poursuivi sans Alain l’œuvre de renaissance de la fête carnavalesque parisienne. En 2009, avec Alexandra Bristiel, est venue s’ajouter la renaissance de l’autre grand moment du Carnaval de Paris : le cortège des Reines des Blanchisseuses de la Mi-Carême, le Carnaval des Femmes.

Le 18ème cortège du Bœuf Gras défilera le dimanche 15 février 2015. Nous aurons ce jour-là une pensée pour Alain Riou qui a assuré la réussite de sa renaissance.

La fête se prépare. Avec nous défilera en février 2015, entre autres, le dragon Herensuge que construisent en ce moment nos amis de la Maison basque de Paris située à Saint-Ouen.

Le 7ème cortège des Reines des Blanchisseuses de la Mi-Carême, Carnaval des Femmes, défilera le dimanche 15 mars 2015.

Notre goguette parisienne poursuit son chemin. Nous passons tous les mois un très agréable moment ensemble. Et fait important, comptons à présent parmi nous un guitariste, passionné de chansons.

Les articles que j’écris dans Wikipédia sur le Carnaval de Paris s’enrichissent toujours avec de nouveaux éléments. J’en ai écrit aussi sur d’autres sujets. Si vous souhaitez connaître les 225 articles que j’ai créé, leur liste se trouve sur ma page personnelle dans Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Utilisateur:Basilou

Le dernier article que j’ai rédigé est sur le philosophe du rire : Angelo Fortunato Formiggini. La plupart des travaux présentant son œuvre sont en italien. Là, c’est en français. Il considérait que le rire était la plus haute expression de la philosophie.

J’ai eu le plaisir d’apprendre la sortie d’un ouvrage qui parle notamment du Carnaval de Paris : Felipe Ferreira L’invention du Carnaval au XIXème siècle, Paris, Nice, Rio de Janeiro, L’Harmattan éditeur. J’ai pensé rencontrer l’auteur peu après la séance de dédicaces. Il a été trop occupé durant son bref passage à Paris. Ce qui fait que je lirais son livre après le 3 décembre seulement, quand il arrivera chez mon libraire auquel je l’ai commandé. Je ne peux donc pas vous en dire plus pour l’instant.

A relever un livre très intéressant sur les goguettes : La Goguette & les Goguettiers, par Eugène Imbert et alii, édité chez Bassac, Plein Chant 2013. Je ne partage pas le point de vue sur l’histoire des goguettes donné dans la préface de ce très bel ouvrage, qui comprend quantité de textes anciens et très intéressants et un splendide dictionnaire illustré de la goguette.

Le prochain mail envoyé à la liste de diffusion du Carnaval partira au plus tôt fin décembre. D’ici-là,je souhaite à tous un très bon Noël et de joyeuses fêtes de fin d’année !

Amicalement.

Basile

06 26 67 76 39

Pièces jointes, cinq photos et quatre articles :

1 – Photo de la première sortie du mini-bœuf à roulettes rue des Thermopyles le 17 février 1996.

2 – Photo des 84 têtes de Bœufs aquarellées affichées dans la cafétéria des Beaux-Arts de Paris le 2 mai 1997.

3 – Photo prise dans le cadre de la manifestation des étudiants en arts de Turin, piazza Castello, à Turin. Des lycéens en arts forment une pyramide. A son sommet, Chiara fait les cornes du Bœuf Gras de Paris, le 12 mai 1997.

4 – Photo du mini-bœuf le 29 juillet 1997 à Turin sur les lieux de la manifestation des étudiants en arts du 12 mai précédant.

5 – Article d’Isabelle Bollène paru en mai 1997 dans Le Parisien où Alain Riou parle de son projet de Carnaval de Saint-Fargeau.

6 – Premier article de presse sorti pour annoncer la renaissance du Carnaval de Paris, le 12 janvier 1998, écrit par Isabelle Bollène, dans Le Parisien.

7 – Second article paru, le 26 janvier 1998, signé Marie-Douce Albert, dans Le Figaro.

8 – Article paru le lendemain du défilé de renaissance du Carnaval de Paris, le 28 septembre 1998 dans Le Parisien.

9 – Photo prise au second défilé du Carnaval de Paris, le 26 septembre 1999 : à gauche, Basile Pachkoff costumé en Pantruche, à droite, Alain Riou costumé en Buffalo Bill. Il honorait ainsi le souvenir du vrai Buffalo Bill dont la troupe de cirque se joignit au cortège de la Mi-Carême au Carnaval de Paris 1905.

1 - Le mini-bœuf  à roulettes  fait sa première sortie rue des Thermopyles à Paris le 17 février 1996

2 - 84 têtes de Boeufs aquarellées affichées dans la caféteria des Beaux-Arts le 2 mai 1997

3 - Dans le cadre de la manifestation des étudiants en arts de Turin, le 12 mai 1997 - Au sommet de la pyramide, Chiara fait les cornes du boeuf gras

4 - Le mini-bœuf le 29 juillet 1997 à Turin sur les lieux de la manifestation des étudiants en arts du 12 mai précédant

5 - Article d'Isabelle Bollène paru en mai 1997 dans le Parisien

6 - Article du Parisien du 12 janvier 1998

7 - Premier article du Figaro le 26 janvier 1998

8 - Article du Parisien le lendemain du défilé de renaissance, le 28 septembre 1998

9 - Basile Pachkoff costumé en Pantruche et Alain Riou costumé en Buffalo Bill au second Carnaval de Paris le 26 septembre 1999

Nouvelles du Carnaval de Paris et informations sur les goguettes, dragons et bigophones. Mail à notre liste de diffusion envoyé le 23 octobre 2014.
22/10/2014

Courriel d’octobre 2014 adressé à la liste de diffusion du Carnaval de Paris :

Chers Amis du Carnaval de Paris,

Le prochain Carnaval de Paris arrive le 15 février 2015, et le prochain Carnaval des Femmes de Paris le 15 mars 2015. Ces fêtes libres, bénévoles et gratuites sont à présent dans seulement quelques mois.

Le thème libre du Carnaval de Paris 2015 est : Fées, dragons et châtelaines. Au Carnaval des Femmes, les femmes sont invitées à s’habiller en Reines, et les hommes en femmes, s’ils osent.

Pour renouer avec la tradition et faire revivre la gaité parisienne toute l’année, faisons renaitre les goguettes, joyeuses sociétés chantantes indépendantes comptant moins de vingt membres ! Chacun, là où il est, peut créer une goguette ou plusieurs goguettes. Il n’y a pas besoin d’argent, moyens divers, logistique, statuts déposés, publicité ou locaux. Il faut juste de la motivation, de l’enthousiasme et du cœur. La goguette qui naît sous mes auspices dans le quatorzième arrondissement a connu sa première assemblée festive. Le 11 octobre, à six nous avons passé un très agréable après-midi à chanter, boire et manger des bonnes choses. Nous recommencerons le 8 novembre. Nous avons choisi six chansons et parlé de nos costumes pour le prochain Carnaval de Paris. A la réunion qui vient j’apporterai un bigophone. Et ferai une démonstration de cet amusant instrument de musique carnavalesque inventé à Paris par Romain Bigot en 1881. L’objectif est d’arriver à nous réunir à douze et dix-neuf maximum.

En juin 2013, à l’occasion de la Fête nationale du Québec, Michel Vallée, directeur du Service des arts et de la culture de la mairie de la ville, a diffusé largement le bigophone à Vaudreuil-Dorion près de Montréal. Il réfléchit avec son équipe à comment développer là-bas aussi les goguettes. Dans quelques jours, j’irai en Italie revoir des amis. J’aurai l’occasion de leur parler de la perspective de créer des goguettes italiennes. Qui pourraient devenir ensuite des ensembles bigophoniques.

J’ai reçu de très belles photos du Carnaval de Paris 2014 faites par Florence. Je vous invite à aller les voir :

https://picasaweb.google.com/florence.deubel/DIMANCHE02MARS2014CARNAVALDEPARISAMENILMONTANT?authkey=Gv1sRgCLzCgIDV5amMtQE&feat=email

L’enrichissement des articles de Wikipédia consacrés au Carnaval de Paris continue ! J’ai ainsi ajouté dernièrement qu’en 1652 il y avait à Paris une rue du Carnaval. Précisément, elle s’appelait rue Carême-Prenant, autre nom du Carnaval, très utilisé en France jusqu’au XIXème siècle. J’ai ajouté aussi que les Bœufs Gras du Carnaval de Paris qui furent baptisés en 1853 Père Tom, Shelby et Saint-Clare, le furent en l’honneur de héros du roman La Case de l’oncle Tom. Cette pratique du renommage festif des Bœufs Gras remonte à 1845. Cette année-là, le premier Bœuf Gras rebaptisé pour le Carnaval de Paris s’appela : le Père Goriot, en hommage au héros du roman éponyme de Balzac.

Voulez-vous être volontaire bénévole pour le bon déroulement de nos prochaines fêtes le jour du défilé ? Si oui, faites-moi signe rapidement.

Si vous voulez participer aux quelques menus frais d’organisation de la fête, je vous invite à adhérer aux Fumantes de Pantruche. Cotisation minimum seize euros, et à partir de trente euros pour les membres bienfaiteurs. Chèque à l’ordre de : « Les Fumantes de Pantruche » (à adresser aux Fumantes de Pantruche 14 rue des Thermopyles 75014 Paris).

Le thème libre du Carnaval de Paris 2015 : Chevaliers, dragons et châtelaines, va j’espère vous donner l’occasion et l’envie de construire des dragons ! C’est pourquoi, pour vous aider, sur la suggestion de France, j’ai ajouté à ce message une notice qu’elle a écrite avec des photos de dragons pouvant stimuler votre inspiration dragonesque. Cette notice se trouve ici à la fin du message. D’autres photos seront ajoutées par la suite. N’hésitez pas à revenir la consulter.

Avec ce mail j’envoie un joli dessin de Bertall datant de 1853. On y voit le Bœuf Gras Père Tom conversant avec l’écrivain Émile de Labédollière. C’est le traducteur en français du livre La Case de l’Oncle Tom. J’ajoute à ce dessin la nouvelle version d’une brochure sur le Bigophone, qui datait de 2011, et que je viens de terminer.

Bien Festivement et Amicalement.

Basile
Père Tom - Boeuf Gras de 1853 - Le Journal pour rire
La renaissance du Bigophone – 2014

Notice sur les dragons :

Le thème libre du Carnaval de Paris 2015, Chevaliers, dragons et châtelaines, allant j’espère vous donner l’occasion et l’envie de construire des dragons, je vous communique ici une notice faite par France et une série de liens avec des photos libres de droits pouvant stimuler votre inspiration dragonesque :

Le dragon, comme tout animal imaginaire pourvu d’ailes, se doit être léger.  On peut donc travailler sa tête dans du carton, ou du papier, ou encore du grillage. Le cou peut-être une gaine, comme on en trouve parfois jetée sur les chantiers, ou alors un assemblage de petites baudruches. Une baudruche plus grosse rempli à l’hélium pourrait faire monter le dragon. L’arrière de la tête serait faite de carton-pâte fait de trois couches de papier encollé et de tarlatane, le museau étant en carton ondulé, et serait rattaché au crâne par de la tarlatane et du carton pâte. Le globe oculaire peut être une très petite boîte à fromage, des morceaux de boîte d’œufs (carton-pâte industriel), des boules de sapin de Noël, des bouchons de champagne ou de cidre, ou les ampoules de phare d’une voiture – attention, ça casse ! -

Les dents seront découpées elles aussi dans du carton. La plupart des dragons et des chimères (voir les chimères de St Michel, à la sortie du métro familier de cet archange) ont des oreilles souvent très grandes. Certaines peuvent s’apparenter aux ailes de chauve-souris, non ne prenez pas comme modèle une chauve-souris africaine qui pourrait transmettre la fièvre ébola ! On pourrait utiliser des morceaux de parapluies, trouvés jetés après de gros orages, ou de l’osier, pour faire la forme générale de l’oreille et de l’aile. Cet osier peut servir aussi à pourvoir le dragon de cornes, mais ce n’est pas indispensable. L’aile comme l’oreille seront recouvertes de tarlatane. C’est un tissu léger, pas très cher, que l’on trouve au marché St Pierre à Montmartre, chez Dreyfus. Je ne sais pas si on en trouve ailleurs, ça sert aux modistes pour faire des chapeaux. Rougier et Plé peut-être ? L’intérêt de ce tissu très aéré c’est que la colle passe par ses trous, de sorte qu’on peut le mettre en place, puis l’encoller déjà en position.

Sinon, on  trouve des chutes de tissus dans le Sentier, vers 18 heures 30, 19heures. Attention, les coupeurs peuvent aussi jeter des lames de rasoirs, méfiez-vous de leurs sacs !

Comme vous avez pu le voir, ma tête de dragon est en carton-pâte artisanal, c’est à dire en papier journal encollé, sur moule. Cela suppose de créer un moule en argile ordinaire, de le protéger avec du film plastique alimentaire extensible (ce qu’on met sur les raviers en plastique pour garder des restes, quand on a perdu le couvercle d’origine, vous savez ?)

Vous avez-vu dans les photos le petit dragon « garuda »  (c’est un familier de Vichnou !) Eh bien les ailes se déboitent ! L’emboîtement est réalisé sur une plaquette de bois, qui s’enfonce dans le corps. Mais les forêts indonésiennes qui fournissent ce bois léger n’étant pas à notre portée immédiate, on récupérera plutôt des cagettes que les forains jettent après usage à la fin du marché, avec, du reste , un autre matériau intéressant, le carton-pâte industriel des emballages. Pour le rendre plus souple, on peut le détremper de vinaigre blanc.

Pour maintenir provisoirement les collages tarlatane sur osier ou sur carton-pâte, vous pouvez utiliser des épingles à couture, mais ne les oubliez pas dans la dragon, ça pique très fort ! La pince à linge aussi est pratique, en plastique, car celle en bois risque de rester collées. Et comme le bois, ça prend bien la colle elles peuvent servir pour la décoration du dragon. Comme du reste les capsules de métal, montées sur clou, pour sonoriser le dragon.

Mais d’autres recettes et fantaisies sont bien entendu permises !

Quelques photos :

Fait par France, une tête de dragon inachevée en papier mâché et tarlatane :
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:T%C3%AAte_de_dragon_1.jpg
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:T%C3%AAte_de_dragon_2.jpg
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:T%C3%AAte_de_dragon_3.jpg

La photo d’un dragon fait par France au Carnaval de Bar-le-Duc :
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Dragon_au_Carnaval_de_Bar-le-Duc_-_P1310838.JPG

Onze photos d’un joli dragon volant en bois peint genre Garuda :
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Garuda_1_-_P1310842.JPG
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Garuda_2_-_P1310843.JPG
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Garuda_3_-_P1310845.JPG
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Garuda_4_-_P1310846.JPG
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Garuda_5_-_P1310848.JPG
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Garuda_6_-_P1310852.JPG
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Garuda_7_-_P1310853.JPG
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Garuda_8_-_P1310875.JPG
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Garuda_10_-_P1310881.JPG
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Garuda_11_-_P1310889.JPG
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Garuda_12_-_P1310891.JPG

Deux photos d’un masque de dragon genre Barong :
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Barong_1_-_P1310828.JPG
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Barong_2_-_P1310834.JPG

Deux dragons japonais :
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Hiryu_clipped_2.jpg
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Metal_dragon_half_frontal_view.jpg

Fait par France, un masque de tigre terrifiant à la machoire articulée :
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Masque_de_tigre_%C3%A0_machoire_inf%C3%A9rieure_articul%C3%A9e.jpg

D’autres dragons :

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Dragon_chinois_-_P1310957.JPG,

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Dragon_japonais_-_P1310953.JPG

Photos des Carnavals de Paris 2014, 2010 et 2009 par Florence
22/10/2014

Nous avons reçu de très belles photos du Carnaval de Paris 2014 faites par Florence. Et vous invitons à aller les voir :

https://picasaweb.google.com/florence.deubel/DIMANCHE02MARS2014CARNAVALDEPARISAMENILMONTANT?authkey=Gv1sRgCLzCgIDV5amMtQE&feat=email

Elle nous a également envoyé quelques photos prises au Carnaval de Paris 2010 :

https://picasaweb.google.com/lh/sredir?uname=florence.deubel&target=ALBUM&id=6074925083870497617&authkey=Gv1sRgCKaag7WTqsv96gE&feat=email

Ainsi que des photos prises au Carnaval de Paris 2009 :

https://picasaweb.google.com/lh/sredir?uname=florence.deubel&target=ALBUM&id=6075303045822767297&authkey=Gv1sRgCLXsmqjNr-f7aw&feat=email

A nos amis professionnels des arts du spectacle
09/10/2014

Chers Amis Artistes,

Je reçois des propositions de participations rémunérées à notre Carnaval.  C’est tout à fait normal que des artistes cherchent du travail. Je dois les avertir cependant que – chose qui est régulièrement rappelée sur nos affiches, – toutes les participations à notre fête sont bienvenues, libres, bénévoles et gratuites.

Notre Carnaval n’est pas un spectacle de rue rémunéré, mais une fête populaire où on vient participer si on en a l’envie et la possibilité. Et si on le fait, c’est exclusivement pour se faire plaisir et faire plaisir aux autres.

Je vous souhaite bonne chance dans vos démarches. Et vous prie de me croire sincèrement désolé de ne pas pouvoir répondre positivement aux propositions que vous m’adressez. Je sais que votre vie est difficile. Mes parents étaient artistes. Je suis moi-même artiste peintre, dessine, écris des poésies, des textes philosophiques et connait personnellement des intermittents.

Basile

 

Des idées pour la goguette
21/09/2014

La goguette est un ilot de joie dans la grisaille de la grande ville déshumanisée ou de la campagne désertifiée. Son but, notre but, est de nous amuser. S’amuser est la chose la plus sérieuse qui soit au monde. Si on ne s’amuse pas, on ne vit pas.

La goguette est aussi un jeu. Il peut s’inspirer de l’exemple des joyeuses « communes libres » qui étaient nombreuses en France dans les années 1920-1930, avec maire et capitaine de pompiers de pacotille, fanfare de bigophones, etc.

Cependant, une goguette reste soumise à la « règle des dix-neuf » : elle compte dix-neuf membres au maximum. Ainsi on reste cohérent, uni et sans problèmes. Au delà de dix-neuf, si de nouveaux adhérents veulent se joindre à nous, on les encourage à créer de nouvelles goguettes avec lesquelles nous entretiendront d’amicales relations.

Qui pourront également naître avec les rares goguettes existantes aujourd’hui. Et les sociétés philanthropiques et carnavalesques de Dunkerque et sa région qui sont des goguettes sans en porter le nom. J’en ai rencontré quelques-unes à Dunkerque il y a des années et pourrais les recontacter.

Notre goguette pourra s’intéresser à des lieux, festivals, tout en préservant sa qualité goguettière. Notre but est l’amusement, pas la pseudo-professionnalisation d’amateurs se prenant pour des professionnels aux prestations bon marché. Chose qui arrive en divers endroits.

Le Carnaval de Paris et le Carnaval des Femmes de Paris seront l’occasion de nous voir défiler. Chacun dans la goguette restant bien sûr libre de se costumer ou non, participer ou non.

Pour cela, comme pour toutes nos autres « sorties » : un drapeau, un blason, un emblème, une devise, un chapeau, une marotte, un insigne, un costume particulier et un nom sont à inventer. Nous pourrons également nous munir de bigophones décorés.

Nos interventions éventuelles iront dans le sens d’enchansonner la ville et notre entourage en général. Nous en ferons peu. Seulement suivant nos possibilités. Et sans nous en faire trop.

Nous pourrons proposer de placarder dans un lieu, comme un foyer de jeunes travailleurs ou une école, des dessins illustrant nos chansons. Que nous viendrons ensuite joyeusement chanter.

Nous pourrons aussi un jour aller égayer un hôpital, une maison de retraite, une prison. C’est à voir et réfléchir. Et hors Paris, y compris à l’étranger, proposer et encourager la naissance de goguettes avec lesquelles nous pourrons établir des échanges, nous rendre visite, nous jumeler.

J’ai ainsi quelques projets esquissés : avec une petite ville du nord de l’Italie, Cigliano, une autre au Québec, Vaudreuil-Dorion. Et Cherbourg-Octeville où je connais les organisateurs du Carnaval.

Un Colonnais de Paris que j’ai rencontré est carnavaleux et enseigne l’Allemand au collège. S’il est d’accord, il pourrait susciter une goguette parmi ses amis à Cologne et une parmi ses élèves. Ensuite nous pourrions avoir des échanges avec ces goguettes. Et, un jour, recevoir pour la Fête des Blanchisseuses de la Mi-Carême des fêtards colonnais. Toutes ces idées sont à étudier.

L’essentiel est de nous amuser ! HOURRA POUR MOMUS DIEU DE LA JOIE !!!

Basile, Paris le 21 septembre 2014.

Créer des sociétés festives dites « goguettes » pour que vive partout le Carnaval ! – Message à notre liste de diffusion, 15 septembre 2014.
17/09/2014

Bonjour,

Voici le premier courriel de la rentrée, après un été qui, j’espère, a été très agréable pour tous les amis de la fête et du Carnaval.

Dans cinq mois arrive le prochain Carnaval de Paris. Nous défilerons le dimanche 15 février 2015 à la Promenade du Bœuf Gras et, ensuite, le dimanche 15 mars 2015 à la Fête des Blanchisseuses, Carnaval des Femmes.

Le thème libre du Bœuf Gras 2015 est : « Chevaliers, dragons et châtelaines ».

A la Fête des Blanchisseuses, les femmes sont invitées à se costumer en Reines et les hommes en femmes, s’ils osent.

D’ici février 2015, nous pouvons créer des sociétés festives, dites « goguettes ». C’est possible. Et je m’emploie ces jours-ci à en créer une à Paris. Quel est le rôle des goguettes ?

Elles sont à la base-même de la fête. Étant petites (moins de vingt participants) elles restent authentiques et auto-gérables.

Maladresse, ambitions mal placées et recherches de profits divers, matériels ou politiques, les ont largement fait disparaître à Paris et pratiquement partout en France, où elles se comptaient jadis par milliers.

A présent il est temps de les faire renaître. Pour que, comme à Dunkerque et dans ses alentours, où elles ont subsisté, nous ayons un immense Carnaval !

J’ai fini ainsi le courriel que je viens d’écrire aux participants de la nouvelle goguette que je rassemble prochainement à Paris :

Joie, fantaisie et bonne humeur sont à amener avec toi, et au moins une chanson.
Passons un bon moment ensemble et notre réunion sera réussie !
Amusons-nous car personne ne le fera pour nous à notre place !
Durant notre goguette, oublions le bruit et la fureur du monde qui tourne en rond et ne tourne pas rond pour former notre amicale ronde !
Que vivent la fête, l’amitié, la joie et le Carnaval !
Amusons-nous en chansons…
Si on ne s’amuse pas, on ne vit pas !
Rions tous ensemble !
Aaaah Haa ! ah ! Ha ! Hha !

Voilà ce que c’est qu’une société festive !

Pour illustrer ce courriel, je mets en pièce jointe une document rare : une jolie caricature de Léonce Burret, figurant une goguette organisée en ensemble bigophonique. Elle a été publiée dans Le Journal amusant en août 1913.

Bien Amicalement.

Basile

Les_gueules_de_bois_de_Ménilbuche_-_Ensemble_de_bigophones.jpeg
Les Gueules de bois de Menilbuche, dessin de Léonce Burret, Paris 1913.

Compte-rendu de la Conférence du 18 juin sur le Carnaval de Paris
21/06/2014

En dépit de la concurrence ce soir-là du match Espagne-Chili de la coupe du monde de football à la télévision, nous avons eu un public !

Intéressé, captivé-même, il est resté jusqu’à la fin de la conférence. Un débat vivant, riche et animé a suivi. Huit des présents ont donné leurs adresses pour continuer à être informé à propos du Carnaval de Paris, des goguettes et du bigophone.

En cliquant sur cette ligne, vous pouvez télécharger la brochure avec le texte de la conférence et ses illustrations :

Conférence du 18 juin 2014 sur le Carnaval de Paris.

 

 

Conférence sur le Carnaval de Paris le mercredi 18 juin 2014 à Paris
20/05/2014

Logo MACLe mercredi 18 juin 2014 à 20 heures 30 je donnerais une conférence sur le Carnaval de Paris vu à travers ses joyeuses et chantantes sociétés festives se comptant jadis par centaines : goguettes et sociétés bigophoniques ; la renaissance du Carnaval de Paris, la possible, aisée et nécessaire renaissance des goguettes et sociétés bigophoniques et les voies esquissées pour y arriver. Vous êtes tous les bienvenus.

Ça se passera au Café associatif et culturel Le Moulin à Café, 8 rue Sainte Léonie, Paris 14ème, M°Pernety, ligne 13, www.moulin-cafe.net 01 40 44 87 55. Il est possible de manger ou prendre l’apéro sur place à très petits prix.

Il m’a fallu dix-huit ans pour retrouver comment était jadis assuré la prospérité de l’immense Carnaval de Paris : par des groupes festifs et chantants indépendants comptant moins de vingt participants. Cette forme d’organisation festive n’existait pas qu’à Paris. Elle perdure encore aujourd’hui à Dunkerque et dans les villes alentours où le Carnaval est toujours géant grâce à elle. Après avoir parlé du passé des goguettes parisiennes nous envisagerons comment assurer leur renaissance, pour la plus grande joie de tous.
Je parlerai également du bigophone, amusant instrument de musique carnavalesque inventé à Paris par Romain Bigot en 1881 et qui connut une célébrité mondiale durant plus de 50 ans. J’apporterais un bigophone fabriqué pour le Carnaval de Paris 2013 et inviterais le public à renouer avec cette bouffonne tradition festive encore vivante dans quelques localités en France comme Le Luc et Châtellerault.
Basile Pachkoff Initiateur de la renaissance du Carnaval de Paris depuis 1993
Fanfare bigophonique de l'Armée du Chahut des étudiants parisiens à la Mi-Carême à Paris 1894.La fanfare bigophonique de la Musique de l’Armée du Chahut des étudiants parisiens à la Mi-Carême à Paris 1894 – Détail d’une image d’Épinal.