Nouvelles du Carnaval de Paris et informations sur les goguettes, dragons et bigophones. Mail à notre liste de diffusion envoyé le 23 octobre 2014.
22/10/2014

Courriel d’octobre 2014 adressé à la liste de diffusion du Carnaval de Paris :

Chers Amis du Carnaval de Paris,

Le prochain Carnaval de Paris arrive le 15 février 2015, et le prochain Carnaval des Femmes de Paris le 15 mars 2015. Ces fêtes libres, bénévoles et gratuites sont à présent dans seulement quelques mois.

Le thème libre du Carnaval de Paris 2015 est : Fées, dragons et châtelaines. Au Carnaval des Femmes, les femmes sont invitées à s’habiller en Reines, et les hommes en femmes, s’ils osent.

Pour renouer avec la tradition et faire revivre la gaité parisienne toute l’année, faisons renaitre les goguettes, joyeuses sociétés chantantes indépendantes comptant moins de vingt membres ! Chacun, là où il est, peut créer une goguette ou plusieurs goguettes. Il n’y a pas besoin d’argent, moyens divers, logistique, statuts déposés, publicité ou locaux. Il faut juste de la motivation, de l’enthousiasme et du cœur. La goguette qui naît sous mes auspices dans le quatorzième arrondissement a connu sa première assemblée festive. Le 11 octobre, à six nous avons passé un très agréable après-midi à chanter, boire et manger des bonnes choses. Nous recommencerons le 8 novembre. Nous avons choisi six chansons et parlé de nos costumes pour le prochain Carnaval de Paris. A la réunion qui vient j’apporterai un bigophone. Et ferai une démonstration de cet amusant instrument de musique carnavalesque inventé à Paris par Romain Bigot en 1881. L’objectif est d’arriver à nous réunir à douze et dix-neuf maximum.

En juin 2013, à l’occasion de la Fête nationale du Québec, Michel Vallée, directeur du Service des arts et de la culture de la mairie de la ville, a diffusé largement le bigophone à Vaudreuil-Dorion près de Montréal. Il réfléchit avec son équipe à comment développer là-bas aussi les goguettes. Dans quelques jours, j’irai en Italie revoir des amis. J’aurai l’occasion de leur parler de la perspective de créer des goguettes italiennes. Qui pourraient devenir ensuite des ensembles bigophoniques.

J’ai reçu de très belles photos du Carnaval de Paris 2014 faites par Florence. Je vous invite à aller les voir :

https://picasaweb.google.com/florence.deubel/DIMANCHE02MARS2014CARNAVALDEPARISAMENILMONTANT?authkey=Gv1sRgCLzCgIDV5amMtQE&feat=email

L’enrichissement des articles de Wikipédia consacrés au Carnaval de Paris continue ! J’ai ainsi ajouté dernièrement qu’en 1652 il y avait à Paris une rue du Carnaval. Précisément, elle s’appelait rue Carême-Prenant, autre nom du Carnaval, très utilisé en France jusqu’au XIXème siècle. J’ai ajouté aussi que les Bœufs Gras du Carnaval de Paris qui furent baptisés en 1853 Père Tom, Shelby et Saint-Clare, le furent en l’honneur de héros du roman La Case de l’oncle Tom. Cette pratique du renommage festif des Bœufs Gras remonte à 1845. Cette année-là, le premier Bœuf Gras rebaptisé pour le Carnaval de Paris s’appela : le Père Goriot, en hommage au héros du roman éponyme de Balzac.

Voulez-vous être volontaire bénévole pour le bon déroulement de nos prochaines fêtes le jour du défilé ? Si oui, faites-moi signe rapidement.

Si vous voulez participer aux quelques menus frais d’organisation de la fête, je vous invite à adhérer aux Fumantes de Pantruche. Cotisation minimum seize euros, et à partir de trente euros pour les membres bienfaiteurs. Chèque à l’ordre de : « Les Fumantes de Pantruche » (à adresser aux Fumantes de Pantruche 14 rue des Thermopyles 75014 Paris).

Le thème libre du Carnaval de Paris 2015 : Chevaliers, dragons et châtelaines, va j’espère vous donner l’occasion et l’envie de construire des dragons ! C’est pourquoi, pour vous aider, sur la suggestion de France, j’ai créé une page Internet avec des photos de dragons pouvant stimuler votre inspiration dragonesque. Cette page comprend un commentaire de France sur la manière de fabriquer des dragons. D’autres photos seront ajoutées par la suite. N’hésitez pas à revenir la consulter :

https://commons.wikimedia.org/wiki/User:Basili_Carnaval

Avec ce mail j’envoie un joli dessin de Bertall datant de 1853. On y voit le Bœuf Gras Père Tom conversant avec l’écrivain Émile de Labédollière. C’est le traducteur en français du livre La Case de l’Oncle Tom. J’ajoute à ce dessin la nouvelle version d’une brochure sur le Bigophone, qui datait de 2011, et que je viens de terminer.

Bien Festivement et Amicalement.

Basile
Père Tom - Boeuf Gras de 1853 - Le Journal pour rire
La renaissance du Bigophone – 2015

A nos amis professionnels des arts du spectacle
09/10/2014

Chers Amis Artistes,

Je reçois des propositions de participations rémunérées à notre Carnaval.  C’est tout à fait normal que des artistes cherchent du travail. Je dois les avertir cependant que – chose qui est régulièrement rappelée sur nos affiches, – toutes les participations à notre fête sont bienvenues, libres, bénévoles et gratuites.

Notre Carnaval n’est pas un spectacle de rue rémunéré, mais une fête populaire où on vient participer si on en a l’envie et la possibilité. Et si on le fait, c’est exclusivement pour se faire plaisir et faire plaisir aux autres.

Je vous souhaite bonne chance dans vos démarches. Et vous prie de me croire sincèrement désolé de ne pas pouvoir répondre positivement aux propositions que vous m’adressez. Je sais que votre vie est difficile. Mes parents étaient artistes. Je suis moi-même artiste peintre, dessine, écris des poésies, des textes philosophiques et connait personnellement des intermittents.

Basile

 

Des idées pour la goguette
21/09/2014

La goguette est un ilot de joie dans la grisaille de la grande ville déshumanisée ou de la campagne désertifiée. Son but, notre but, est de nous amuser. S’amuser est la chose la plus sérieuse qui soit au monde. Si on ne s’amuse pas, on ne vit pas.

La goguette est aussi un jeu. Il peut s’inspirer de l’exemple des joyeuses « communes libres » qui étaient nombreuses en France dans les années 1920-1930, avec maire et capitaine de pompiers de pacotille, fanfare de bigophones, etc.

Cependant, une goguette reste soumise à la « règle des dix-neuf » : elle compte dix-neuf membres au maximum. Ainsi on reste cohérent, uni et sans problèmes. Au delà de dix-neuf, si de nouveaux adhérents veulent se joindre à nous, on les encourage à créer de nouvelles goguettes avec lesquelles nous entretiendront d’amicales relations.

Qui pourront également naître avec les rares goguettes existantes aujourd’hui. Et les sociétés philanthropiques et carnavalesques de Dunkerque et sa région qui sont des goguettes sans en porter le nom. J’en ai rencontré quelques-unes à Dunkerque il y a des années et pourrais les recontacter.

Notre goguette pourra s’intéresser à des lieux, festivals, tout en préservant sa qualité goguettière. Notre but est l’amusement, pas la pseudo-professionnalisation d’amateurs se prenant pour des professionnels aux prestations bon marché. Chose qui arrive en divers endroits.

Le Carnaval de Paris et le Carnaval des Femmes de Paris seront l’occasion de nous voir défiler. Chacun dans la goguette restant bien sûr libre de se costumer ou non, participer ou non.

Pour cela, comme pour toutes nos autres « sorties » : un drapeau, un blason, un emblème, une devise, un chapeau, une marotte, un insigne, un costume particulier et un nom sont à inventer. Nous pourrons également nous munir de bigophones décorés.

Nos interventions éventuelles iront dans le sens d’enchansonner la ville et notre entourage en général. Nous en ferons peu. Seulement suivant nos possibilités. Et sans nous en faire trop.

Nous pourrons proposer de placarder dans un lieu, comme un foyer de jeunes travailleurs ou une école, des dessins illustrant nos chansons. Que nous viendrons ensuite joyeusement chanter.

Nous pourrons aussi un jour aller égayer un hôpital, une maison de retraite, une prison. C’est à voir et réfléchir. Et hors Paris, y compris à l’étranger, proposer et encourager la naissance de goguettes avec lesquelles nous pourrons établir des échanges, nous rendre visite, nous jumeler.

J’ai ainsi quelques projets esquissés : avec une petite ville du nord de l’Italie, Cigliano, une autre au Québec, Vaudreuil-Dorion. Et Cherbourg-Octeville où je connais les organisateurs du Carnaval.

Un Colonnais de Paris que j’ai rencontré est carnavaleux et enseigne l’Allemand au collège. S’il est d’accord, il pourrait susciter une goguette parmi ses amis à Cologne et une parmi ses élèves. Ensuite nous pourrions avoir des échanges avec ces goguettes. Et, un jour, recevoir pour la Fête des Blanchisseuses de la Mi-Carême des fêtards colonnais. Toutes ces idées sont à étudier.

L’essentiel est de nous amuser ! HOURRA POUR MOMUS DIEU DE LA JOIE !!!

Basile, Paris le 21 septembre 2014.

Créer des sociétés festives dites « goguettes » pour que vive partout le Carnaval ! – Message à notre liste de diffusion, 15 septembre 2014.
17/09/2014

Bonjour,

Voici le premier courriel de la rentrée, après un été qui, j’espère, a été très agréable pour tous les amis de la fête et du Carnaval.

Dans cinq mois arrive le prochain Carnaval de Paris. Nous défilerons le dimanche 15 février 2015 à la Promenade du Bœuf Gras et, ensuite, le dimanche 15 mars 2015 à la Fête des Blanchisseuses, Carnaval des Femmes.

Le thème libre du Bœuf Gras 2015 est : « Chevaliers, dragons et châtelaines ».

A la Fête des Blanchisseuses, les femmes sont invitées à se costumer en Reines et les hommes en femmes, s’ils osent.

D’ici février 2015, nous pouvons créer des sociétés festives, dites « goguettes ». C’est possible. Et je m’emploie ces jours-ci à en créer une à Paris. Quel est le rôle des goguettes ?

Elles sont à la base-même de la fête. Étant petites (moins de vingt participants) elles restent authentiques et auto-gérables.

Maladresse, ambitions mal placées et recherches de profits divers, matériels ou politiques, les ont largement fait disparaître à Paris et pratiquement partout en France, où elles se comptaient jadis par milliers.

A présent il est temps de les faire renaître. Pour que, comme à Dunkerque et dans ses alentours, où elles ont subsisté, nous ayons un immense Carnaval !

J’ai fini ainsi le courriel que je viens d’écrire aux participants de la nouvelle goguette que je rassemble prochainement à Paris :

Joie, fantaisie et bonne humeur sont à amener avec toi, et au moins une chanson.
Passons un bon moment ensemble et notre réunion sera réussie !
Amusons-nous car personne ne le fera pour nous à notre place !
Durant notre goguette, oublions le bruit et la fureur du monde qui tourne en rond et ne tourne pas rond pour former notre amicale ronde !
Que vivent la fête, l’amitié, la joie et le Carnaval !
Amusons-nous en chansons…
Si on ne s’amuse pas, on ne vit pas !
Rions tous ensemble !
Aaaah Haa ! ah ! Ha ! Hha !

Voilà ce que c’est qu’une société festive !

Pour illustrer ce courriel, je mets en pièce jointe une document rare : une jolie caricature de Léonce Burret, figurant une goguette organisée en ensemble bigophonique. Elle a été publiée dans Le Journal amusant en août 1913.

Bien Amicalement.

Basile

Les_gueules_de_bois_de_Ménilbuche_-_Ensemble_de_bigophones.jpeg
Les Gueules de bois de Menilbuche, dessin de Léonce Burret, Paris 1913.

Compte-rendu de la Conférence du 18 juin sur le Carnaval de Paris
21/06/2014

En dépit de la concurrence ce soir-là du match Espagne-Chili de la coupe du monde de football à la télévision, nous avons eu un public !

Intéressé, captivé-même, il est resté jusqu’à la fin de la conférence. Un débat vivant, riche et animé a suivi. Huit des présents ont donné leurs adresses pour continuer à être informé à propos du Carnaval de Paris, des goguettes et du bigophone.

En cliquant sur cette ligne, vous pouvez télécharger la brochure avec le texte de la conférence et ses illustrations :

Conférence du 18 juin 2014 sur le Carnaval de Paris.

 

 

Conférence sur le Carnaval de Paris le mercredi 18 juin 2014 à Paris
20/05/2014

Logo MACLe mercredi 18 juin 2014 à 20 heures 30 je donnerais une conférence sur le Carnaval de Paris vu à travers ses joyeuses et chantantes sociétés festives se comptant jadis par centaines : goguettes et sociétés bigophoniques ; la renaissance du Carnaval de Paris, la possible, aisée et nécessaire renaissance des goguettes et sociétés bigophoniques et les voies esquissées pour y arriver. Vous êtes tous les bienvenus.

Ça se passera au Café associatif et culturel Le Moulin à Café, 8 rue Sainte Léonie, Paris 14ème, M°Pernety, ligne 13, www.moulin-cafe.net 01 40 44 87 55. Il est possible de manger ou prendre l’apéro sur place à très petits prix.

Il m’a fallu dix-huit ans pour retrouver comment était jadis assuré la prospérité de l’immense Carnaval de Paris : par des groupes festifs et chantants indépendants comptant moins de vingt participants. Cette forme d’organisation festive n’existait pas qu’à Paris. Elle perdure encore aujourd’hui à Dunkerque et dans les villes alentours où le Carnaval est toujours géant grâce à elle. Après avoir parlé du passé des goguettes parisiennes nous envisagerons comment assurer leur renaissance, pour la plus grande joie de tous.
Je parlerai également du bigophone, amusant instrument de musique carnavalesque inventé à Paris par Romain Bigot en 1881 et qui connut une célébrité mondiale durant plus de 50 ans. J’apporterais un bigophone fabriqué pour le Carnaval de Paris 2013 et inviterais le public à renouer avec cette bouffonne tradition festive encore vivante dans quelques localités en France comme Le Luc et Châtellerault.
Basile Pachkoff Initiateur de la renaissance du Carnaval de Paris depuis 1993
Fanfare bigophonique de l'Armée du Chahut des étudiants parisiens à la Mi-Carême à Paris 1894.La fanfare bigophonique de la Musique de l’Armée du Chahut des étudiants parisiens à la Mi-Carême à Paris 1894 – Détail d’une image d’Épinal.